Toutes les bonnes choses ont une fin !

Et c’est non sans une certaine émotion que je vous annonce mon dernier, ou tout au mieux, mon avant-dernier article de cette gazette.

Mais avant cela, laissez-moi vous partager la magnifique expérience de l’Opéra de Sydney. N’étant moi-même pas une novice dans l’art de la visite d’un théâtre/opéra/guignol, je m’attendais à une prestation de qualité, rapport au fait que ça va quand même c’est pas NON PLUS très compliqué de faire une visite et surtout rapport au prix qu’on a payé.

Nous avions choisi la visite en français, histoire de ne pas rencontrer des problèmes de vocabulaire. Effectivement, nous n’en avons pas eu de problèmes de vocabulaire, puisque la guide ne le connaissait pas. Nous avons donc pu admirer des « trucs » (sic!) au plafond qui servaient aux artistes de cirque, mais nous avons également appris que les salles de spectacles servaient – attention scoop – essentiellement à recevoir des « concerts, pièces de théâtre, orchestres, spectacles de danse et de cirque ». Extraordinaire. Mes quelques questions – parce que bon, on fait pas 20 000 km pour des généralités aussi inutiles – sont restées sans réponses, la guide n’y connaissant pas grand chose finalement au spectacle vivant. Elle aurait aussi bien pu nous faire visiter un supermarché que ça en aurait été pareil. Et perle sur la coquille (rapport à la forme de l’Opéra, bien sûr), nous n’avons pas eu le droit de prendre les salles en photo.

Donc on a payé 30$ pour prendre les foyers et les escaliers en photos et ne rien apprendre (à part la triste histoire de cet opéra quand même, que vous retrouverez gratuitement ici – nan parce que quand même la ville de Sydney, z’ont pas été cools avec l’architecte – d’ailleurs je vous dis ça, mais je me rends compte en lisant cet article wikipedia que j’en apprends davantage que le jour de la visite. Grouuuumph).

Mais moi digne chevalière du spectacle et du portable, je les ai prises les salles en photo 🙂 Alors d’abord, photo d’ensemble de la baie de Sydney, depuis le toit de notre auberge. On a souvent des toits d’auberge sympas nous !

Et là, au milieu, repérez l'opéra !

Et là, au milieu, repérez l’opéra !

Vous en aviez toujours rêvé, voici le détail des voiles (ou coquilles, ça dépend) de l’opéra.

Moultes petites mosaïques PAS toutes de la même couleur (eh oui, c'est dingue non ?)

Moultes petites mosaïques PAS toutes de la même couleur (eh oui, c’est dingue non ?) avec une structure métallique et toussa toussa dessous

Et enfin, une petite photo de foyer violet – d’un goût assez étrange, mais bon on discute pas, c’est australien.

Bon je vous ai choisi celle où il y a le moins de violet.  On y voit bien la structure en bois et l'ouverture sur la baie !

Bon je vous ai choisi celle où il y a le moins de violet. On y voit bien la structure en bois et l’ouverture sur la baie !

Et zou, une petite photo de la grande salle, prise en paparazzi, alors oui, forcément y’a un monsieur qui a décidé de se pencher JUSTE au moment où je prenais la photo, mais on se figure assez bien la salle.

Alors au fond, y'a l'orgue avec ses tuyaux visibles et ses 1000 tuyaux invisibles, on voit quelques "trucs" au plafond de la salle - vous savez ceux pour les spectacles de cirque ! Et des "nuages" pour améliorer l’acoustique.

Alors au fond, y’a l’orgue avec ses tuyaux visibles et ses 1000 tuyaux invisibles, on voit quelques « trucs » au plafond de la salle – vous savez ceux pour les spectacles de cirque ! Et des « nuages » pour améliorer l’acoustique.

Et voilà, vous savez tout !

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. C’est par un froid matin de décembre que nous sommes rentrées à Paris. Nous avons très exactement parcouru 20000 km en 24h (dont 22h de vol) et gagné 10h dans notre journée et perdu 35° (Yipeeeee).

MAAAAIS je retrouve ma famille, mes copinous, mon chat et mon petit laptop d’amour, avec des souvenirs plein la tête, des rencontres fantastiques et de nouvelles envies de voyage ! C’est pas joli la vie ?

Brisbiiiiiii, c’est finiiiiiiii !

Notre séjour dans la forêt chez Elissa s’est terminé tranquillement. Nous étions dans une love bubble avec cette famille atypique mais très touchante (oui parce que quand même, ils croyaient à l’existence des dragons – OUI les adultes AUSSI – qui « existent mais on ne peut pas les voir, comme les fées » avec tout le sérieux du monde. Parce que même que l’amie d’Elissa, 35 ans, elle a lu des articles apportant la preuve scientifique de leur existence. Donc on pourrait dire que les poneys qui font caca arc-en-ciel aussi. Ca, c’est une nouvelle qui me redonne la pêche).

Ils habitaient quand même un petit coin de paradis (il y a probablement un lien à faire avec cette croyance du monde des bisounours).

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Voici une photo que j’ai prise sur le trajet pour aller chercher la petite derniere à l’école… Samford je crois que ca s’appelle. C’est là où je voudrais habiter quand je serai grande !

On a mangé du kangourou, chez Elissa, elle nous a emmené au concert d’un de ses amis dans Brisbane, on a même fait une soirée crèpes, avec une recette spéciale pour Elissa qui ne mange pas de gluten, une spéciale pour son amie végétaLienne (mais qui mange des pâtes quand même ! Bah quoi ? Y’a des oeufs dans les pâtes, les pâtes c’est péché) et une dernière pour les gens normaux ! Tout le monde s’est régalé. Il faut dire que ici, les crèpes sont ZE plat français par excellence. Oui, je suis sceptique… oui, comme la… bref !

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Et nous avons, dans le sens des aiguilles d’une clock : Hélène, Lilaeia (qui croit aux dragons et mange des oeufs sans le savoir), Sylvana, Summer, Elissa et Eden.

Puis nous sommes rentrées directement de Brisbane à Sydney, 16h30 de bus quand même ! Et alors que je me réveillais tous les matins à 6h dans la forêt j’ai dormi comme une marmotte pendant 9h30 dans le bus. Et *pouf* arrivées à Sydney !
J’ai vu un truc rigolo sur la route, une pub pour des légumes marqués « Brocolis sprout » – je pense que ce sprout a une signification hautement intellectuelle, mais je n’ai pas enquêté encore ! Et puis un autre truc moins rigolo, qui fait peur même. Un immense panneau, planté au milieu de la brousse, avec une voiture de police vue de face, surmontée d’un énorme « There is nowhere to hide » traumatisant pour mon âme de citoyenne tranquille, qui sait désormais qu’elle se fera toujours pincer en cas de faute. Brrrrr…

A Sydney, il fait un temps très variable. Le 1er décembre, il faisait quand même 37* (tiens c’est fou, je n’ai pas la petite bulle des degrés sur cette tablette -que je vais être heureuse de retrouver mon kiki laptop – en même temps on a pas vraiment tissé des liens affectifs elle et moi) et aujourd’hui pour notre dernier jour, il pleut comme kangourou qui pisse.

Nous avons passé deux journées avec Pierre, le petit francais des Blue mountains, à la plage de Cronulla, qui techniquement se trouve dans Sydney, même si elle est à 30 km de Sydney-Central.

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C’estle début du Christmas time ici et c’est plutôt particulier pour nous petits non-habitués ! Enfin sauf aujourd’hui où il pleut et que ça sent l’automne à plein nez. Alors que on est en été depuis le 1er décembre !

Je vous mets quelques petites vues de Sydney..

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Enfin une en fait, parce que les autres sont moins interessantes.

Sauf celle du n’opera, celui-là même qu’on va visiter cet après-midi. Allez, première et unique visite culturelle de ces 7 semaines. Le dernier musée c’était à Hong-Kong quand même !

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(On a une vue plutôt sympa du toit de l’auberge)

Mount Nebo, la calme rainforest

Aujourd’hui grande nouvelle d’envergure, triste nouvelle pour la qualité des articles hors de prix dont l’Australie doit être la productrice mondiale : une de mes chères tongs s’est dramatiquement cassée, en rendant l’usage impossible. Ceci est un signe. Le signe que l’Australie, c’est fini. Nous avons de décidé de rentrer dans un peu moins de 2 semaines. L’unique justification à donner est celle de la durée de vie déplorable de leurs tongs. Comment peut-on rester dans un pays où l’accessoire number one ne vit qu’un mois à peine ?

Mais en attendant, nous sommes dans un super folichon endroit.

De Brisbane, dont nous n’avons rien vu, rapport aux tempêtes, nous avons cherché et trouvé un HelpX, pas échaudées pour un sou par l’aventure montréalaise. Lundi dernier donc, nous avons atterri chez Elissa, à 20 minutes de train de Brisbane, puis 40 minutes de voiture au coeur d’un parc national.

Pour vous donner une petite idée, la vue de la fenêtre, c’est ça.

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Elissa vit ici avec ses trois filles, Summer, 16 ans, Eden, 14 ans et Sylvana, 11 ans, qui sont toutes aussi jolies que bordéliques. Résultat, nos 4h de travail par jour en échange du dodo et de la nourriture sont bien remplies !

Mais c’est tellement agréable d’être ici !

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Ca c’est encore le jardin !

Nous sommes allées avec Summer faire un petit bushwalk dans la rainforest alentour…

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Je crois qu’en plus de la végétation, ce sont les bruits des oiseaux que je préfère ! Et le fait qu’il y ait un bananier avec de vraies bananes, dans le jardin. Et de vrais oiseaux !

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Des pioupious qui viennent vous manger dans la main, que ça vous change des pigeons !

Hier soir nous avons fait une joyeuse soirée costumée (cela semble être une coutume courante chez nos hôtes) et la cuisine en musique !

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Voici Hélène, Summer, Elissa, Eden et moi !

(Ah le pioupiou d’hier revient lorgner dans le jardin juste pour voir si on aurait pas de la nourriture pour lui, ça y est, il devient dosmestique !)

Tout va bien, on se repose, on dort plus de 3 nuits de suite au même endroit… et ça, ça vaut son pesant en graines de tournesol !

Brisbane où on a failli mourir quand même…

… ou attraper un rhume au moins !

Arrivées vendredi soir à Brisbane le vendredi soir, nous avons tout le week-end pour visiter et accessoirement trouver un HelpX dans les environs.

Samedi matin, nous voulons profiter de l’activité gratuite de l’auberge pour aller découvrir l’un des marchés de la ville. Il pleut un chouya mais pas grave, nous pas peur (un peu de pluie, ça n’a jamais tué personne). Manque de pot, le guide de la visite est malade donc on décide d’y aller seules. Après 5 minutes de marche nous arrivons sur un pont duquel nous assistons à un superbe orage sur la ville. J’ai même réussi à prendre un éclair en photo ! (Bon du coup le reste, cadrage et tout est plutôt moche, mais bon… en tant que fière de mon éclair, je vous le mets)

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On voit bien les grassous nuages gris. Et puis il s’est mis à pleuvoir quelques gouttes donc on a commencé à traverser le pont, mais en 30 secondes c’étaient des trombes d’eau s’abattant sur nous, qui nous ont forcé à nous – lol – « abriter ». Je rigole parce que notre pont ressemblait un peu à celui de la photo, tu veux t’abriter où ? Donc nous endurons la pluie, puis les rafales de vent qui nous empêchent de traverser le pont pour aller nous réfugier ailleurs (oui ce serait plus que ballot de se retrouver emportée par une rafale de vent dans le fleuve en-dessous) (parce que mourir mangée par un requin je veux bien, mais noyée dans une vulgaire tempête à Brisbane… bof quoi ! En plus l’eau maronnasse… enfin bref !).

20 minutes passent. 20 minutes à essayer tant bien que mal de protéger nos sacs pleins de technologie de la pluie, nous sommes trempées, l’eau nous dégouline de partout, les éclairs claquent tout autour de nous, le tonnerre nous fait sursauter. 20 minutes ambiance fin du monde à attendre comme ça..

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Désolée pour la qualité des photos mais les doigts-éponges ça marche moyen sur le tactile !

Quand enfin les bourrasques se calment un peu, nous courrons nous réfugier sur la terre ferme, sous un auvent. Nos vêtements ont pris 2 tailles chacuns, nous n’avons plus 1 cm de sec, il y a 2 cm d’eau partout au sol…

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Mais on est contentes ! Et bronzées (z’avez vu comme la pluie me rend pain d’épice !)

A l’abri de notre auvent nous attendons encore 15 minutes que la pluie diminue pour rentrer, ou plutôt fendre les eaux jusqu’à l’auberge.
A noter, partout dans les rues des pubs « comment réagir en cas de tempête ? »

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Voila le beau temps après la pluie…

Et puis hier on a vu qu’ils en parlaient dans les journaux de cette tempête arrivée brutalement et non prévue qui a détruit un marché à Brisbane.

En tous cas, ce temps ayant continué tout le week-end, nous n’avons que très peu mis le nez dehors, à cause des orages, averses de grêlons taille noisette, et quelques rayons de soleils épisodiques. De Brisbane on connaît très bien le supermarché à côté de l’auberge (faut dire que ça faisait longtemps qu’on en avait pas visité) et la rue piétonno-marchande Queen street qui nous a amené à cette question essentielle : où les Australiennes achètent-elles leurs petites culottes ? Nan parce que nous on a pas trouvé… les maillots, les tongs, les mini-shorts et les vernis, vas-y que y’en a plein partout mais les culottes… ça doit être trop européen ^^

Oooooow et j’en profite pour faire mon petit laïus rapport à mon manque de nuance concernant les anglais dans mon dernier article.
J’assume mon manque de nuance. Voilà.

Hahaha non mais il se trouve que ces individus ont été insupportables, irrespectueux et égoïstes pendant tout le séjour sur Fraser. J’ai d’autres qualificatifs en tête beaucoup moins sympathiques que c*nn*rd pour eux 🙂 en fait j’ai même limite été sympa ^^ (limite)

Et puis voilà c’est comme ça !

Fin du la-la, du laïus 🙂
Et du l’a-l’a, du l’article 🙂

Fraser Island, petit coin de paradis

Fraser Island c’était un peu un cauchemar dans un rêve, qui s’est terminé par un miracle, le tout dans un lieu paradisiaque. Voilà pour le résumé.

Et maintenant le détail du pourquoi du comment..

Après 6h de bus depuis Agnes Water, nous avons rejoint Rainbow Beach, d’où partait le tour-safari-en 4×4-à 8 par voiture-à 4 voitures au total-donc à 32 personnes + 1 guide pour Fraser Island. Nous y avons retrouvé deux allemands, Julius et Melena, rencontrés à Agnes, qui se retrouvaient dans le même tour que nous. Petit briefing de prévention avant d’aller sur cette île infestée de requins, dans l’eau, de dingos, sur terre, avec ses 120 km de plage, et notre voiture est composée de deux françaises, nous, deux allemands, nos copinous, deux hollandaises et deux danoises. La voiture la mieux équilibrée pour faire connaissance. Je crois qu’en dehors de deux suisses dans une autre voiture, tout le reste ne sont malheureusement que des anglais.

Réveil très matinal pour partir sur l’île, on confie à chaque groupe sa nourriture pour les 3 jours à venir, ainsi que les ustensiles nécessaires à sa cuisson et à son ingestion (iiirk quel mot étrange). Et puis zou, on y va. Alors notre groupe n’a pas vraiment de chance, nous sommes dans le 4×4 du guide, l’inconvénient c’est qu’il est le seul à le conduire, donc il nous faudra tourner dans d’autres voitures pour pouvoir étrenner notre conduite à gauche et notre permis international, l’avantage, c’est que sous ses dreads et ses pieds nus, le guide sait plein de trucs qu’il nous raconte dans la voiture.

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Alors, dans l’ordre, voici : Julius, Alexandra, Hélène, moi, Melena, Anne, Stine et Lisbeth (devinez qui vient d’où ? Faciiiiile !)

Nous arrivons sur Fraser dans la matinée et directement nous installons notre camp dans une aire réservée en bord de plage. Attention, ca va être toilettes minimalistes et pas de douche pendant 3 jours (voila surement pourquoi le guide passe son temps à nous emmener à différents points d’eau). Nous lunchons et c’est parti pour le premier point d’eau, le Lake Wabby, où nous arrivons après 45 minutes de marche dans le bush (pour lequel, réflexion faite, il n’y a pas de traduction équivalente en français, tout est bush ici, tout ce qui n’est pas cultivé en gros, enfin sauf quand il s’agit de la rainforest mais je ne voudrais pas vous embrouiller).

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Et c’est derrière une immense dune de sable qu’apparait ce petit grand lac rafraichissant, autour duquel nous passons un peu plus d’une heure avant de rentrer au camp. Là, tous les groupes se mettent à cuisiner, alors qu’il est à peine 16h30. C’est au moment de faire la vaiselle dans la mer et dans la nuit que j’ai compris l’intérêt de commencer à cuisiner aussi tôt (non les gens n’étaient pas bêtes – quoique je ne suis pas sûre que ce soit cette réflexion sur le coucher du soleil qui ait guidé leur mise à l’ouvrage).

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Une fois n’est pas coutume, voici une photo de la cuisine, avec une Hélène contente. D’ailleurs, je suis sûre que vous-même en France apprécierez le côté sable en plein mois de novembre.

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Et voici otre évier grandeur nature, celui où seulement 2% des baigneurs survivent. En même temps, moi j’ai pas vu de requins. En même temps, j’ai pas testé non plus.

Une soirée joyeuse s’en suit, nous faisons connaissance avec nos covoitureurs, nous admirons le ciel superbe, nous prenons des photos heureuses…

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Jusqu’à… jusqu’à le drame. L’indicible, l’horreur, l’écroulement de mon monde : le vol la disparition de mon appareil photo, caché au fond de mon sac, mon sac à 3 mètres de moi. Les quelques anglais qui l’entouraient n’ont rien remarqué et mon cul c’est du poulet ?? Et l’appareil reste introuvable. Dépitée et toute joie disparue, je vais me coucher. Etrangement, cette perte n’affecte pas mon sommeil qui, malgré un dodo à même le sol de la tente, est plutôt bon.

Le lendemain matin, c’est la fameuse éclipse totale du soleil, le truc qui n’arrive qu’une fois dans ta lifetime mais j’avoue que j’ai un peu du mal à m’y intéresser (pis en plus j’en ai déjà vu une le 11 août 1999, alors moi, vous voyez les éclipses, ça va, je connais). J’ai un peu regardé par curiosité mais j’ai surtout parlé au guide, qui n’avait pas du tout, mais alors pas du tout concerné par la disparition de l’appareil.

Il nous emmène à une célèbre épave de bateau à prendre en photo (alors les photos qui suivent ne sont pas de moi, puisque moi, à ce moment là, je pleurais toutes les larmes de mon corps cachée derrière le 4×4, parce que en volant mon appareil, on m’a quand même volé la moitié de mon plaisir de voyager)

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Et puis nous arrivons à une petite rivière au fort courant, à l’eau claire et peu profonde, un petit coin de paradis encore, pour lequel je vous mets une photo copyright Melena.

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Nous nous arrêtons un peu plus loin pour luncher (c’est marrant pourquoi ce n’est que lors des moments inintéressants que nous sommes le seul groupe présent ? Je veux dire à chaque point chouette, il y a une horde de comme nous en même temps que nous) et nous repartons aux Champagne pools, des petis trous d’eau dans les rochers, arrosés d’eau de mer. Cette fois-ci c’est une photo Plan B, mais de moi. Le Plan B étant mon téléphone. Over-super-giga pratique, merci voleur de mes fesses.

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Puis nous repartons à un chouette point de vue où j’ai trouvé plus intéressants de prendre la horde de touristes comme nous en photo. Ca fait rêver nan? (D’ailleurs je vous dis pas combien ce vol continue à me courir sur le haricot, puisque je sens que je vais avoir toutes les difficultés du monde à insérer les photos sur cet article) (edit a posteriori : oui, je galère à vous mettre les photos)

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Et au retour de ce point de vue… c’est moi qui qui n’a conduit le 4×4 (en anglais 4WD comme wheel drive). J’ai appris à conduire un 4×4 en anglais, donc j’ai appris les mots gear, clutch et pump et aussi soft sand. J’ai conduit sur la plage, faaaaaaacile, mais aussi dans du soft sand en montée, et là c’était moins évident. Surtout avec 7 autres personnes dans la voiture qui donnentleur avis (mais bon, moi j’écoute pas trop, je me fais confiance en tant que conducteur, alors je n’écoutais que le guide et mon bon sens) et à la seconde fois, après être resté bloquée une première fois, j’ai réussi à passer. Sans le savoir j’ai quand même conduit près de 45 minutes ce gros truc, passé les vitesses à gauche, en rentrant j’étais bien crevée mais CONTENTE !

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Le soir fatigué par le court sommeil, les larmes, le 4×4, on n’a pas fait long feu et on s’est vite couchées. Ca tombe bien, parce qu’on s’est réveillées à 4h du matin pour vérifier une dernière fois si on trouvait l’appareil. Le guide avait demandé mollement à la personne qui le retrouverait si elle pouvait le déposer à l’avant de sa voiture – évidemment il n’y était PAS ! On ne vit pas dans le monde des barbapapas non plus.

Réveil officiel à 5h30, et là… (bon ok, je crois un peu aux barbapapas alors si on veut)… KIKINOU N’APPAREIL EST REVENUUUUUUUU ♡ !! Il était là, posé comme par magie à l’avant du 4×4, alors que franchement personne n’y croyait. Je m’en fiche de qui et pourquoi il était parti (enfin j’ai quand même appris plus tard que c’est le groupe de connards anglais qui étaient à côté lors de sa disparition qui l’ont retrouvé ‘par hasard’ dans leur voiture). Et quand même, depuis j’ai une sorte de bonheur d’avoir eu autant de chance de le retrouver, genre ♡Merci la vie♡ avec des petits coeur cuculs partout.

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(Photo hommage à Kikinou, avec Melena dessus)

C’est donc toute joyeuse que je suis partie faire la vaisselle au milieu des dingos !

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Avec cette superbe photo d’Hélène.

Après ce bonheur intense (de l’appareil prodigue, pas de la vaisselle… quoique) je me suis rattrapée en prenant au moins 200 photos en 1 journée (c’est peut-être aussi à cause de ça que j’en mets autant dans cet article). Et acccessoirement, nous sommes allées au fameux Lake Mckenzie, à l’eau très claire. Encore un petit coin de paradis.

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Ou alors

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En repartant l’un des 4×4 a eu un accident stupide, ce qui a mis notre dreadeux de guide de mauvaise humeur, mais on a discuté avec lui tout le trajet. J’ai donc remarqué que l’australien, plus ça va, mieux je comprends ! Nous avons déjeuné nos restes de nourriture pas fraiche et nous sommes rentrés à Rainbow Beach.

Le soir, nous sommes montés avec Melena et Julius, à un grand banc de sable, pour faire du sandboard (photo qui suit vaut toutes les explications)

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Et admirer le coucher de soleil sur la forêt à perte de vue…

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J’ai choisi cette photo parce que je pense quand même que c’est la plus parlante du point de vue que nous avions.

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Nous avons aussi eu droit à de très belles couleurs comme à Cap-aux-os, à Gaspé.

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Et enfin, petit cadeau, petit bonus, la photo que vous attendiez tous… le petit sac acheté à Airlie Beach, en tenue coucher de soleil.

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Il s’agit de terminer sur des choses primordiales 🙂

Agnes Water, 1770 et la culture aborigène

Tout d’abord grand hommage à ma chef de feu mon précédent travail en cet endroit (Agnes Water).

Et ensuite, c’est parti mon kiki !

Nous sommes arrivées à Agnes Water vendredi matin avec 10h de bus bien moins calmes que les précédentes. Je pense que le chauffeur a essayé de tuer le bus une dizaine de fois ! A la station de bus nous attendait une petite navette qui nous a emmené avec nos gros sacs dans une auberge zen, tout à fait charmante dans un jardin relaxant. Manque de pot ENCORE UNE FOIS l’agence par laquelle nous avions réservé a mal fait son boulot (chers coupains, si jamais vous allez en Australie NEVER EVER TRUST TRAVEL BUGS qui, comme son nom l’indique en est plein), et nous avait réservé des lits dans des dortoirs immenses ailleurs. Et là pour la première fois j’ai un peu craqué avec la fatigue et tout parce que ça commence à bien faire ! Mais bon, bon an mal an (j’ai un doute énorme sur cette expression) la navette nous redépose gentiment à l’auberge qui devait nous accueuillir.

Après-midi tranquille de repos nerveux et physique. AW est réputée pour être l’une des dernières plages donnant accès à la grande barrière de corail et une des premières plages de surf en redescendant vers le Sud. Son école de surf propose les cours pour seulement $17, mais nous n’avons pas eu l’occasion d’en faire, peut-être une prochaine fois ?

Le lendemain, nous sommes parties pour un tour en vélo, nous n’étions que 3 avec un guide qui a passé 4h à nous parler du bush, des aborigènes et de Captain Cook (le Christophe Colomb de l’Australie).

Le bush c’est ça

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Ou aussi ça

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Alors en vrac dans ce bush
*on n’a pas vu les kangourous annoncés malgré l’appel du guide qui savait imiter le cri du kangourou (et ça vaut quand même le détour)
* on a découvert quelques plantes comestibles dans le bush, d’ailleurs les aborigènes les testaient toujours sur leurs anciens et leurs malades poir tester leur comestibilité (plein de bon sens ces gens-là)
* à propos figurez-vous qu’ils n’ont été reconnus citoyens australiens qu’en 1979 (si ma mémoire est bonne, mais sinon c’est dans ces eaux-là). J’étais encore plus choquée que l’abolition de la traite des enfants à HK en 1929
* on n’a vu des jolis pioupious et il nous en a présenté quelques uns avec les gestes d’envol et d’atterissage pour le plus maladroit d’entre eux (et ça vaut aussi le détour)
* oooow et avant que j’oublie – rien à voir avec la choucroute – mais mes fameux How to spend $50 in less than one hour by Pimwe Claitt concernaient tout génialement un sac à main et un collier/boucles d’oreilles faits à la main à Airlie Beach, ainsi qu’un maillot de bain utile pour peaufiner mon bronzage (c’est la première fois de ma vie que je suis bronzée un 12 novembre !) sinon y’a les marques et tout et tout et ça fait ugly tout plein. Je vous mettrai une photo si j’y pense tellement il est beau (mon sac, pas le bronzage !)
* retour à la choucroute, on a lancé des boomerangs aborigènes. C’était rigolo et ils ne sont jamais vraiment revenus ^^
* on a vu comment faire du savon avec des feuilles d’un arbre spécial et de l’eau
* on sait tout sur l’arbre à thé
* on a vu une brosse à cheveux aborigène : une sorte de pomme de pin (mais ça marche drolement bien quand même)
* on a gouté un fruit bizarre, comme une figue mais sans la pulpe, juste les grains de la figue, un peu iiiiiirk d’ailleurs

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Puis nous avons terminé le tour à Seventeen seventy (mais y’a que les touristes qui l’appelent comme ça parce que les vrais, les purs n’ont jamais aimé qu’on renomme leur ville) la seule ville du monde au nom de nombre, renommé en hommage à la date à laquelle Captain Cook a découvert l’Australie, qui, A UNE SEMAINE PRÈS, aurait pu être française (mais le captain français a disparu si j’ai tout compris).

Voilà où Cook arriva (j’espère qu’il faisait beau ce jour-la, parce que c’est chouette)

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Et puis ensuite on s’est fait des peintures aborigènes sur le visage pour terminer dans la joie et la bonne humeur !

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Et zou retour à l’auberge et au grand dortoir, dont l’avantage est quand même qu’il permet de rencontrer foule de gens, dont Julius et Melina, deux allemands que nous avons retrouvé ce matin dans le bus pour Rainbow Beach, et qui partent demain avec notre groupe pour un safari sur Fraser Island, la plus grand île avec du sable du monde : 120 km de sable en plages.

Mais je vous raconterai tout ça à notre retour…
Petit fun fact : seuls 2% des gens qui se sont baignés sur les plages de cette île ont survécu… Brrrr 🙂

Les Whitsunday, les whitsunday…

Oui ça me prend un peu de temps d’écrire cet article, mais c’est qu’il me fallait digérer tout ça. Tout ça, tout quoi ? Bah l’énorme sentiment de mitigation (de l’adjectif mitigé) que me laisse ce petit tour sur les Whitsunday Islands.

La ville d’où partent les croisières pour les WI (oui maintenant on est familières les îles et moi) est Airlie Beach, une ville-route (en dehors de l’unique route point de vie) pleine de bars qui se décrit comme « the drinking city with a sailing problem« … c’est pour dire. Bon sinon c’est mignon quand même…

Donc lundi matin nous sommes arrivées pour embarquer sur notre bateau, Appolo, avec environ 25 autres personnes et 3 membres d’équipage. Premier constat, le bateau est riquiqui. C’est un voilier, donc c’est rigolo d’aider à hisser les voiles, enfin sauf quand il se met à verser plus que dangereusement sur un côté et que tu VOIS que l’équipage ne maîtrise pas tout ! Mais bon il reste petit. Et comme à l’intérieur ça sent l’être vivant très fort, on reste tous en permanence à l’extérieur, donc en gros on pourrait résumer la croisière à une séance d’UV sur 3 jours. Mais une séance d’UV à plus de $500 ça fait un peu mal au coeur (sans rapport avec le bateau qui tangue).

Après 2h30 de trajet environ, nous nous sommes arrêtés pour un lunch plutôt pas très bon. Surement cuisiné avec amour mais pas délicieux pour autant et l’après-midi tout le monde a eu le droit à un baptême de plongée. EH BAH HÉLÈNE ET MOI ON ÉTAIT PLUS QUE RAVIES D’AVOIR FAIT ÇA AVANT À CAIRNS ! Le skipper-instructeur a pris 5 minutes pour nous expliquer les rudiments de la plongée (là où ça durait 1h30 à Cairns), les régulateurs passaient de bouche en bouche sans aucun nettoyage, et on partait plonger depuis une plage de cailloux qui puait la moule morte, donc le temps d’aller plus profond dans l’eau tu as du sable plein les palmes (ouiiiiii ma vie est trop dure en Australiiiiiie). Après les 5 minutes d’introduction, notre plongée a duré 10 minutes montre en main – heureusement qu’elle était incluse dans le prix… L’instructeur n’avait aucune idée de comment gérer un groupe, pouvait nous laisser seules au fond de l’océan pour aller s’occuper de celle qu’il n’avait pas vu remonter (paniquée), il changeait brusquement de direction (et c’est pas facile de se mouvoir sous l’eau et de faire une marche arrière !), et puis de toute façon on était autour d’une île l’eau n’était pas claire du tout, on n’y voyait pas à deux mètres. Bref. Nul.

Le temps que tous les groupes passent, le soleil commençait à décliner et on est remontées sur le bateau pour aller dans une crique passer la nuit. Bon là y’avait un truc magnifique : le ciel très étoilé et la foultitude d’étoiles filantes (avec en fond le bateau qui se bourre la gueule). Mais les étoiles filantes quand même !

Nuit sans encombre mais réveil très très tôt, nous repartons pour Whitehaven Beach, l’une des 3 plus belles plages du monde avec son sable fin comme tout ! Là où le bateau était amarré nous avons vu une tortue nager ! Bon et puis la plage… No comment !

Ça d’abord, la preuve que on y était !

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Et puis si vous ne voulez pas être jaloux, vous pouvez vous arrêter là 😉

Mais sinon…

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Ou alors…

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Et puis…

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Ou bien (aucune de ces photo n’a subi de retouche !)…

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C’est plutôt chouette quand même nan !?

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Bon le truc moins glamour c’est qu’à cause des méduses (cf précédent article) on ne peut s’y baigner qu’en portant une combinaison (ou sinon pas, mais c’est un choix dangereux).

En repartant, pour changer de direction les skipper ont adroitement manoeuvré la voile et c’est LÀ qu’a eu lieu le grand penchement d’un bord puis de l’autre. Tout le monde grimpait sur le bateau presque à la verticale pour fuir l’eau (très) proche, ambiance très Titanic. A l’intérieur, tout (même les gens qui faisaient la sieste) s’est renversé, même la casserole d’eau bouillante avec les patates et HEUREUSEMENT personne ne dormait en-dessous. Nous avions donc un équipage très expérimenté qui n’a pas jugé bon de nous prévenir du Titanic.

Pour nous remettre de nos émotions, l’après-midi, autre plage caillou-moule-morte ♡, contrastant fortement avec le paradis terrestre du matin, seconde plongée plus longue mais aussi naze (si, si, désolée il ne faut pas avoir peur des mots) que la première où néanmoins on a retrouvé notre copain le gros poisson du bateau, celui qu’on avait déjà caressé. Et le soir, joli coucher de soleil…

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Et ensuite pendant que nous mangions des dauphins sont venus autour du bateau, ça c’était aussi chouette. Le lendemain matin je me suis réveillée ultra tôt et j’ai pu assister au lever du soleil ! Nous sommes allés sur une nouvelle plage moins caillou-moule-morte pour faire du snorkeling, Hélène y a aperçu une tortue et tranquillement nous sommes rentrés au port…

Conclusion : on a beaucoup navigué, on a bien bronzé, on n’a pas bien mangé, on n’a pas bien plongé, mais on a vu une plage de rêve… Ok, on est en Australie, il fait 5· en France, il pleut, on n’a pas le droit de se plaindre. Mais est-ce que tout ça vaut plus de $500 ?

La vie à l’australienne

Nos derniers jours à Cairns se sont écoulés paisiblement.
Enfin heureusement que nous avions rencontré Clint, ce qui nous a permis de moins nous sentir comme uniquement des touristes consommateurs.

La veille de notre départ, nous avons passé la soirée avec lui, son coloc français Yann et ses amis, dans un bar au bord de la Marina de Cairns. C’est là où j’ai pris la photo de mon superbe coucher de soleil.

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D’ailleurs petit fun fact, c’est à Cairns qu’aura lieu la prochaine eclipse du soleil, le 14 novembre à 5h et quelques du matin. Mais comme ici le soleil se lève et se couche relativement tôt (à partir de 17h quand même), ils la verront bien. Et puis au pire poir ceux qui la ratent, ils auront qu’à s’acheter les cartes postales qui sont déjà spécialement éditées pour l’occasion !

Le lendemain, toutes fraiches et frémillantes après une nuit encore bien bruyante dans notre auberge (en fait, petit temps pour un point, en Australie on dort dans ce qu’on appelle des backpack, qui, comme leur nom l’indique, sont destinés à ceux qui voyagent en sac à dos, les backpackers, autrement dit les nous. Sauf que c’est beaucoup moins agréables que les auberges de jeunesse parce que ça brasse essentiellement du jeune, très jeune, qui aime boire, faire la fête, parler fort et qui n’est pas très regardant sur l’hygiène assez limite du truc. Voilà mon petit point de française râleuse qui vient de passer aujourd’hui sa pire nuit du monde dans un backpack, donc qui s’exprime), Clint est venu nous récupérer en ville pour aller à l’anniversaire d’une de ses amies dans un resort, une sorte de truc hôtel-appartements avec piscine. Nous avons eu le droit à un véritable Aussie barbecue qui a doucement commencé vers 14h pour finir vers 18h, au bord de la piscine… un peu un décor Club Med, mais pas désagréable DU TOUT.

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Avec un joli n’arbre que j’en avais jamais vu des comme ça.

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D’ailleurs le truc rigolo (ou pas), c’est que les australiens ont beau avoir parmi les plus belles plages du monde (cf mon futur article), l’eau est pleine de méduses DONC on ne peut se baigner qu’en combinaison, avec pas trop loin le « kit de survie méduses » (aka du vinaigre qui fait tâche à côté du palmier quand même).

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Donc pour pallier cette contrainte plutôt lourde, chaque ville côtière un peu branchée tourisme n’a pas sa piscine (non, non), elle a carrément son Lagoon. Et le Lagoon c’est quoi ? Bah c’est une piscine. Mais en pleine air, gratuite, construite juste au bord de la mer, la vraie et dans ce lagon batifolent petits et grands avant d’aller s’étendre sur les plaines herbeuses environnantes. Actuellement, je vous écris depuis le bord du lagon d’Airlie Beach, mais c’est une photo de celui de Cairns que je vais vous mettre ! (Pour vous donner une idée quoi).

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Bref, revenons à nos oignons, après notre après-midi Club Med, Clint nous a proposé de rester chez lui pour attendre le bus, il a une trop chouette maison dans Cairns, qui ressemble à une maison australienne comme je me l’imaginais, sur un étage, et même que 2 semaines avant il avait trouvé un serpent énorme dans son jardin. Gentiment sa colocataire coréenne nous a cuisiné un sublime poulet curry-coco.
Et hop, direction le bus, qu’on a pris peu après minuit. Eh bah j’avais tellement peu dormi les nuits précédentes que j’ai dormi presque les 11h de trajet entre Cairns et Airlie Beach, c’était même MIEUX que le backpack (si, si).
D’ailleurs, après une journée quelque peu vaseuse à Airlie Beach où notre action principale consista en chercher le point de rendez-vous pour le bateau que nous prenions le lendemain, je me suis endormie comme un caillou à 20h30.

Et là prochaine fois, tout, tout, tout, vous saurez tout sur les Whitsunday Island et sur ‘comment dépenser $50 en 1h by Pimwe Claitt‘ (aka moi, pour ceux qui ne suivent pas. Mais bon c’était du handmade quand même, c’est normal que j’ai craqué… et puis Hélène aussi d’abord) ¡!

The great barrier reef

(Et là je trouve mon titre très très sobre pour l’une des expériences les plus géniales de ma vie. Peut-être même qu’elle passe en tête doublant de fait le saut en parachute d’il y a 4 ans – mais je suis sûre que Pauline comprend ^^)

Reprenons du début… Je savais environ que nous allions réserver la plongée (dive en anglais) grâce à Clint (aka lisez mon article précédent) mais ça trainait un peu parce qu’on voulait choisir le meilleur jour. Et puis là *pouf* le 1e novembre sembla être le jour idéal (rapport à plein de trucs mais effectivement c’était trop bien). Et puis c’était une bonne excuse pour rentrer nous coucher un soir de débandade du meilleur goût : Halloween version australienne – plus vulgaire glamour tu meurs.

Toudidoudidoum, nous devions nous lever tôt pour embarquer, le bateau levait l’ancre à 8h30, pour 1h20 de trajet, histoire d’aller bien loin pour voir moultes jolies choses. Pendant le trajet, la première partie consistait à signer des décharges (comme quoi on reconnait qu’on peut être blessée, qu’on peut même mourir et que si le matériel est défectueux, ce n’est pas de leur faute !), la seconde à nous montrer une vidéo explicative et à nous faire tout répéter par Marcos, l’instructeur, et la 3e à aller prendre l’air à l’arrière parce que quand même, ça bougeait fort.

Hélène et moi, avec un couple d’allemands, faisions partie du premier groupe accompagné par Marcos. Dans la journée, le bateau allait s’arrêter sur 3 différents sites, nous on commence au premier ! Premier (et seul ?) truc rigolo, les combinaisons sont trop grandes pour moi, je me vois obligée de mettre une combinaison pour enfants, du 10 (ans ?), qui me serrait un peu malgré tout (oui j’ai terminé le cap enfant depuis quelques années maintenant ^^). On nous prête palmes, masques, on nous leste d’une ceinture à poids (et non à pois), on teste le régulateur dans la bouche, on nous demande si on a bien tout compris (ma question : ouiiii mais si on panique ou qu’il y a un problème sous l’eau, on fait quoi ? La réponse vachement rassurante : on se relaxe !) et ensuite, ZOU ! en route Simone !

On commence par descendre progressivement le long d’une corde entre le fond et le bateau. Enfin… avant de descendre tout en bas, on teste le régulateur dans l’eau pour essayer de respirer avec et que ça essaye de devenir naturel, on s’entraîne – sous l’eau – sur LE fameux geste du « je retire le regulateur de la bouche, je le remets et je souffle fort dedans pour sortir toute l’eau » parce que si jamais on a un sérieux problème de manque d’air et qu’un copain doit nous prêter le sien, c’est le seul truc à savoir faire. Et sur ce geste, je me suis pris plein d’eau dans les narines, j’ai paniqué et j’ai voulu remonter, d’autant qu’Hélène à côté de moi remontait pour la 2de fois. A l’air libre, l’instructeur, Marcos, a pris le temps calmement de nous expliquer, de dire que c’est normal et on est redescendues sous l’eau pour reprendre notre progression sur la corde (oui, on en est toujours à la corde).

On faisait bien nos petits exercices pour equalizer nos oreilles (oui, c’est là que je me rends compte que je ne connais aucun terme technique en français pour la plongée) et tout à coup, tous les 4 (avec les allemands) côte à côte et Marcos au milieu, on a lâché la corde.

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Et ça donne ça ! Et puis comme les allemands étaient plus à l’aise que nous, Marcos les a lâchés et s’est placé entre Hélène et moi. Petit à petit la sensation d’oppression que j’avais au début partait, et j’essayais de regarder autour de moi guidée par Marcos, parce que au final, je n’étais maîtresse d’aucun de mes mouvements. S’il me lâchait, je remontais comme un vieux bout de bois immobile parce que je ne savais pas quoi faire d’autre ^^ On a vu des chouettes poissons, des poisons comme Nemo, un poisson perroquet, un poisson panthère, les jolis poissons bleus et jaunes comme Dorie de Nemo justement mais les coraux étaient assez ternes et parfois tous écroulés. Et puis, comme tu passes ton temps à equalizer, à respirer lentement, à comprendre comment les palmes fonctionnent, à expulser l’eau – grâce à une technique magistrale qui te laisse pleine de morve une fois remontée, j’en ai fait l’expérience – de ton masque, bah tu profites pas tellement. Et puis à la fin, dans mon petit 10 ans, j’avais froid, donc bien contente de remonter prendre le coup de soleil de ma vie (même mon nombril est touché) sur le bateau (mais ne t’inquiète pas Maman, je me couvre – malgré les 32· – et je me soigne).

Donc ce fut chouette mais pas top ! Au deuxième lieu, toutes chamboulées par cette expérience, on a préféré faire du simple snorkeling (du masque-tuba quoi). Et comme les coraux montaient assez haut, on a pu relativement bien les voir, ainsi que les poissons.

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Vous voyez notre reflet dans l’eau mais au-dessus de nos têtes ? ^^ et puis du bateau, ils jetaient de la nourriture pour attirer les poissons (comme le mec qui prenait les photos pour que t’en aies plein – de poissons, pas de nourriture – autour de toi, mais comme ensuite il les rate et qu’il les vend à un prix exhorbitant, bref, la seule photo qu’on a avec un poisson, c’est celle-là, c’est pas un PETIT poisson).

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C’était un tout gros poisson dont je ne sais même pas le nom.

Puis, attirée par l’appât du requin (parce que je voulais voir un requin) et l’opportunité de plonger one by one avec l’instructeur, je me suis laissée tenter par une seconde plongée. Et franchement, je ne regrette pas de l’avoir fait !

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J’ai mis 2 combinaisons cette fois-là, et bien chaudement ficelée, tout m’est apparu beaucoup plus naturel, la respiration, les mouvements. Je tenais simplement la main de Marcos et les coraux étaient bien plus beaux (rien à voir avec la main, on est d’accord). De temps en temps il me lâchait donc j’ai même pu évoluer seule avec mes palmes. Nous sommes allées au bord d’un endroit où ensuite tout s’enfonçait dans un bleu sublime (couleur banquette de la photo ci-dessus, mais en vrai, c’est magnifique), j’ai caressé une plantouille toute douce, un calamar au fond de l’eau, on est passés entre les coraux de toutes les couleurs et toutes les formes, des étoiled, des éponges, des roches, des mousses. J’étais émerveillée, là j’avais la plongée de mes rêves sur la grande barrière de corail, et cerise sur le tuba…. tout tapi sous un rocher… J’AI VU UN REQUIIIIIIIN !! Je suis remontée super heureuse, ravie, émerveillée, comblée.

Et voilà ! Hélène, Marcos, notre instructeur, et moi (et nos sourires)… Décidément, on sourit beaucoup en ce moment !

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I ♥ Cairns

Nous sommes arrivées à Cairns (où il n’y a pas plus de wifi qu’à Sydney, il ne faut pas rêver – oui, la waïfaï n’est pas loin d’être une obsession pour les voyageurs) jeudi dernier, où il fait chaud, voire lourd et beau, climat tropical oblige. Je sais, il fait un froid de canard et il neige en France, alors j’ai presque des scrupules à écrire cela.

Dès notre arrivée, nous avons connu une première galère de logement pour le soir même qui a bien mis 1h30 à se résoudre (et c’est là qu’on regrette un peu d’avoir choisi un travel package dans une agence pas trop chère mais pas trop qualitative non plus). Bref, une fois les soucis passés, nous avons découvert Cairns, qui est une ville côtière très mignonne, très palmiers, petites boutiques, tongs, shorts et touristes. Moi j’aime assez l’ambiance et la météo n’est pas déplaisante non plus. Voici un petit coup d’oeil de la ville, hors centre ville.

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Vous voyez ce magnifique panneau signifiant que c’est ici que les piétons doivent marcher ?

Le premier vendredi fut calme et nous avons un peu parcouru la ville. Samedi, c’était le jour de notre tour à Cape Tribulation, au nord de Cairns. Un petit arrêt à Port Douglas, qui est l’équivalent de Cairns mais en plus cher, avec un arbre tropical magnifique..

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Et nous avons fait un petit tour dans la Rainforest, où la densité de la végétation est impressionnante, et puis les arbres sont hauts, mais hauts… Je crois que ce que je préfère ce sont les odeurs inhabituelles et les cris des pioupious exotiques. (Bon ce jour-là nous avons fait beaucoup de ‘stop touristes’ et de bus, donc je vous épargne les trajets en bus – de toute façon, il ne s’y passe rien)

Et nous sommes arrivés à Cape Tribulation, un des trois villages perdus dans la forêt, qui possède aussi une magnifique plage de sable blanc. J’ai même trempé mes pieds dans l’océan pacifique mais l’eau était trop chaude pour me donner envie de me baigner (pardon, pardon, pardon !)

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En plus on avait qu’1h15 pour manger et prendre la température de la plage (arf) et Zou ! Aux crocos !! Petite croisière sur la Daintree river, pleine de mangrove et de crocos qui bronzent. On n’a même pas eu droit à un petit gnap près du bateau, histoire d’avoir peur un peu ^^ Voici un photo de notre plus grand spécimen approché, mais y’en avait aussi un tout kikinou de 6 mois et 30 cm à peine. Ne seraient-ce ses yeux rouges, on aurait dit un gros lézard ! Voici le vrai monstre lézard

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♡ y’avait des gros crocodiles (et des orangs-outans)…

Le soir, comme on s’était fait des copinous pendant le tour, nous avons dîné avec une hongroise et un canadien.

Dimanche… moi j’aime bien voir comment les locaux vivent leurs dimanches. J’avais adoré mon dimanche typique à New-York l’an dernier. Dimanche donc, nous avions de la chance. Un collègue m’avait filé le contact de Clint, un australien de Cairns, que nous avions rencontré vendredi et il nous a invité à bruncher sur le marché avec une coréenne et son coloc français. Sympa le marché avec ses palmiers…

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Puis tous les 5 nous sommes allés nous baigner dans une cascade après 20 minutes de marche, une cascade trèès fraiche (et donc cette fois-ci je n’ai pas trempé que mes pieds !)

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Et le soir, avec deux françaises Elise et Adèle, qui sont touristes comme nous et que nous avions rencontré le matin, nous nous sommes payé un bon restau où on n’a mangé des plats qu’on ne trouve qu’ici (attention, l’Australien de base ne mange pas du kangourou tous les jours). Nous avons donc partagé du crocodile, du kangourou et avons par-ti-cu-lie-re-ment apprécié la demi-tranche de carpaccio d’emeu chacune. C’était cher, mais très bon !

Et le lendemain, après les avoir mangés, nous sommes parties avec Adèle et Elise, dans un zoo petit mais ouvert, voir ET nourrir les kangourous… Y’avait (encore) des gros crocodiles, mais aussi un wombat dépressif, le pauvre chou faisait des 8 incessants dans son enclos (ou alors une incantation aborigène).

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C’est pas trop mignon un wombat ? Mais aussi, un gros lézard, comme celui capturé par le braconnier dans Bernard et Bianca (en tous cas, il se déplaçait pareil ^^)

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Mais regardez comment il pose !! Les kangourous siestant, en pleine digestion, nourris par tous les touristes…

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C’est tout doux un kangourou en plus. Puis un padeleon, une sorte de petit kangourou qui m’a fait des léchouilles,

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Et le must, le meilleur, le plus chouette, Princesse, la koala (qui a refusé d’abord de venir avec moi pour la photo, puis a fini par accepter grâce à des subterfuges de la dame qui s’occupe des animaux dans les zoos – je me souviens plus du nom)

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Le koala, c’est tout doux, ça pèse aussi son poids en cacahuètes mais J’AI FAIT UN CALIN A UN KOALA !!! (D’ailleurs c’est rigolo, avoir un koala dans les bras donne automatiquement le sourire…. La preuve….

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